En recevant la proposition d’abonnement, dont je prends connaissance malgré le courroux qui m’étreint depuis plusieurs jours, je constate que les tribunes se voient affublées d’un nouveau nom. Pourquoi pas, ça peut avoir du sens.
Chez ceux qui officient dans le marketing, le consulting ou autre staffbashing, on appelle ça du naming *-nommage, dans la langue de Molière.
J’entends déjà futuristes et modernistes crier haro sur le passéiste, ou encore pire le conservateur. Que nenni. Rien de tout cela, ne vous en déplaise. De simples observations doublées d’une tentative de décryptage des narratifs officiels, avec pointage des incohérences et des faiblesses.
La Tribune Présidentielle devient 1904 et la Tribune d’Honneur Adour.
Là, mon vieux sang d’amoureux du club, ne fait qu’un tour. Préférer un chiffre à un nom, ça m’interroge, d’autant que le club a été créé en avril 1903 et non en 1904. On ne va pas chipoter pour quelques mois. Associer l’autre tribune à un fleuve qui peut potentiellement l’inonder, est également assez cocasse.
Que ces choix sont simplistes, eu égard à l’énorme Patrimoine de l’US DAX.
Pierre Albaladéjo est déjà mis à l’honneur aux abords du stade, accompagné, comme il l’a souhaité, de tous les internationaux dacquois. Maurice Boyau survole l’enceinte, et l’espace Roger Junca est une initiative qui trouve toute sa place. Mais, n’y avait-il pas moyen de faire des choix parmi quelques figures qui ont marqué le rugby dacquois de leur empreinte. D’Abel Guichemerre à Patache Dassé (Président de la période glorieuse et cela durant 20 ans), de Toto Desclaux à Maurice Biraben … et tant d’autres. Pour cela, il faut prendre le temps d’une immersion dans l’histoire. Ne pas agir dans la précipitation. Oui, ça demande du travail, d’avoir l’autorisation des ayants droit. Au lieu de cela on largue un chiffre et un fleuve, c’est moins compliqué.
J’attends avec impatience la composition du nouveau staff. Je n’ai aucune idée préconçue à son égard. Il n’est en rien responsable de la situation. Il fera sans doute au mieux avec l’effectif qu’on lui aura confié, et il sera naturellement jugé sur les résultats. Il faudra qu’ils soient bons. Voire, très bons. Dans l’histoire du club, du moins dans sa période contemporaine, c’est la première fois qu’un staff en plein exercice est jeté à l’Adour, après 34 mois remarquables et seulement 4 mois de moins bon. Souhaitons que cet acte brutal, ne précipite pas une montée fulgurante des eaux, entrainant une noyade toujours redoutée.
Je suis désolé, mais je ne décolère pas.
Jean-Claude Barens, qui va être de plus en plus attentif aux évolutions de son club de cœur.

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