La situation est abracadabrantesque. On ne peut pas céder sans cesse à la tristesse, alors je m’arroge le plaisir d’une rapide digression, sans aucune intention de faire étalage d’une culture générale particulière. Un plaisir personnel, qui divertira peut-être, celles et ceux qui en ont le goût.
J’inspire un grand coup. Et soudainement, Shakespeare m’inspire. FALSTAFF m’apparait. Le personnage créé par Sir William, est un comique de fiction, qui à travers tous ses excès, est l’incarnation des tendances profondes de l’humanité. Beaucoup d’entre nous pourraient se sentir plutôt à l’aise dans le costume. Me prend donc l’idée d’en créer un autre, aux antipodes du mythe Shakespearien. Je vais l’appeler SANSTAFF. Autant Falstaff est hédoniste, gaillard, et fêtard, autant Stanstaff est propre sur lui, adepte de la flexibilité, sûr de son fait et semblant vivre à l’ombre du marbre de ses réussites. Ces deux personnages de fiction, n’ont rien en commun, si ce n’est peut-être d’être un chouïa menteurs et fanfarons.
Quelques éléments pourraient venir compléter le portrait de ce personnage, dont le rôle est à pourvoir rapidement. : La surexcitation, se sentir né pour vivre dans la lumière, l’imperméabilité à l’émergence des doutes. Que les comédiens potentiels se manifestent rapidement. Le choix du metteur en scène n’est pas encore fixé, ni réellement la tendance qui sera donnée à la pièce : tragédie ou tragi-comédie ?
Profil souhaité : la quarantaine rugissante.
Je suis impatient d’assister au spectacle !
Jean-Claude Barens, un soir d’humeur badine.

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