Délirium trémens … voire très gros.

Le rugby marche-t-il sur la tête ?  Nous sommes habitués aux feuilletons d’inter-saison, où le BOPB est souvent aux premières loges. Directement ou indirectement, il a encore trouvé sa place cette année. Uzair Cassiem, non conservé par l’Aviron Bayonnais, attise les convoitises, malgré ses 35 ans sonnés. Jean-Baptiste Aldigé, à la recherche permanente du bon coup médiatico-financier, crie sur tous les toits qu’il a obtenu les services de l’international sud-africain. On sort l’artillerie communicationnelle à coup de messages de bienvenue et visuels aux petits oignons. Bref, l’affaire est dans le sac, et le précontrat signé. Mais à l’éclosion des premiers bourgeons, Uzair trouve que le montage financier proposé par la Gave Connection, est truffé de bizarreries, et qu’il ne mangera pas de ce pain impur. Il l’annonce publiquement, provoquant l’ire de Jibé de Nice, qui aussitôt brandit l’indemnité de 200 000 euros, prévue en cas de rupture du fameux pré-contrat. Notre cher Cassiem estime que rester au Pays basque serait finalement la meilleure des idées. Pas de déménagement, le climat, la stabilité. Quand on quitte Bayonne, et qu’on veut rester au Pays basque pour pratiquer du rugby pro, on se tourne vers qui ? Biarritz évidemment. Le BOPB vient de passer, dans un épisode agité, de la descente au maintien, avec un milliardaire controversé qui a mis plein de sous sur la table. Sauf, que les finances du nouveau maintenu, demandent à être rigoureusement observées. Et l’indemnité, ça ne passe pas du tout ! Voilà notre Uzair bien contrarié. Après Nice et Biarritz, partir à la recherche d’un troisième club à l’ambiance littorale, genre triangle des Bermudas, aurait été parfait pour lui. Pensez donc, c’est Oyonnax, qui se met sur le coup ! Côté plage et crème à bronzer, ce n’est pas caractéristique. Le temps presse, et le club de l’Ain signe le puissant n° 8 pour une saison. JBA voit rouge, et lance tout une armada d’avocats, juristes et hommes de Loi, pour tenter de récupérer son trophée. Un été sans faire la une des affaires extra sportives, c’est totalement impensable pour lui. Et nous voilà repartis dans un scénario ubuesque. Dans ces feuilletons d’inter-saison, affligeants pour l’image du rugby, celui de l’USDAX, est tout aussi inquiétant, humainement et symboliquement. Mise à pied conservatoire d’un staff avec un contrat en cours jusqu’en juin 2026, anticipant un licenciement pour un degré de faute à déterminer. C’est assez hallucinant. Pendant ce temps, un autre staff est à la manœuvre, sans que le sort du précédent ne soit acté. La méthode est brutale, et irrespectueuse des hommes qui ont œuvré pour être au niveau où nous sommes. Le rugby hexagonal multiplie ce genre d’exhibitions, où les mots sont supplantés par des chiffres, où les hommes demeurent les pions d’un système. Jusqu’à quand ? Les soi-disant modèles économiques, qui reposent souvent sur du vent, ne sont pas loin d’être soufflés par un retour au réalisme. Celui qui a toujours préféré bâtir sur la distance, plutôt que profiter dans la minute.

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