La direction de l’us Dax, entre mutisme et escobarderie. Billet d’humeur # 1

La langue française est d’une richesse insoupçonnée. Elle possède cette palette de nuances, qui permet de trouver le mot juste, le mot le plus adapté à une situation. Celui qui va vous permettre de ne pas tomber dans l’outrance. Concernant le cœur du réacteur directionnel de l’US DAX, je crois avoir déniché cette pépite linguistique, directement issue de la fin du XVIIIème siècle : l’escobarderie. D’emblée, pour qu’il n’y ait pas de confusion : aucun lien avec Pablo Escobar, le baron du cartel de Medellin, et fournisseur officiel dans les années 80 de tous les poudrés de la planète. L’escobarderie, et je m’en réfère à l’académie française, à une définition subtile : « Action ou parole équivoque, simulation ou dissimulation adroite destinée à tromper sans mentir précisément ». Si j’écris : « ils sont menteurs », je prends un risque. Selon le contexte, traiter quelqu’un de menteur peut être diffamatoire et porter atteinte à sa réputation. Mais, le plus souvent, traiter quelqu’un de menteur peut simplement être l’expression d’une opinion. J’en resterai cependant à l’escobarderie. Ce terme, délicieusement suranné, est élégant même s’il désigne une conduite qui n’est pas des plus glorieuses. L’escobarderie est soluble dans la communication. Escobarder, doit même figurer, sous des formes actuelles, dans les recommandations qui composent le catéchisme du communicant. Vouloir démontrer sans cesse sa sincérité et son implication. Vouloir embellir la réalité. Attirer l’attention. Pratiquer la position de l’omissionnaire. Utiliser des mots enrobés dans un lexique ambigu, afin de les retourner par la suite, à son avantage. Toujours à la lisière de la manipulation. À l’âge du numérique, internet et des réseaux sociaux, les aspects du mensonge sont banalisés. C’est l’ère de la fausseté. C’est un constat qui ne cesse d’inverser l’ordre rationnel et éthique des choses. Comment peut-on donc dépasser cet état :  en démontant les rouages et en les éclairant pour qu’ils soient lisibles de tous ? En recueillant suffisamment d’éléments livrés dans la sphère publique, qu’ils soient écrits ou enregistrés. Je m’attacherai à ça et la matière ne manque pas. Je ne sais pas si ça intéressera grand monde, mais je serai cette vigie. A la recherche d’une loyauté, d’une transparence, qui éviterait d’être pris pour des benêts, et de laisser s’installer des supputations, des rumeurs, qui sont rarement favorables aux mis en cause et qui ont tendance à nuire à l’ensemble de la communauté. Maintenant à savoir si l’escobarderie fait autant grandir le nez de Pinocchio, que le mensonge ? La question reste entière.

Jean-Claude Barens

« Cul rouge un jour, cul rouge toujours »

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