SILENCE & VIE

Silence & vie

A travers la voûte céleste de l’ovalie dacquoise, garnie de nuages gris anthracite, au-delà de la sphère où résident les ténèbres de notre monde, on ne voit rien apparaitre, pas le moindre gramme d’organigramme. Il faut certes relativiser, dans ces moments où la folie des hommes vient nous saisir à la gorge et au cœur. Et que finalement notre petit mundillo n’est qu’un fétu de paille, charrié au gré des vents mauvais. Cela devrait justement être un espace pour pouvoir s’évader quelques instants, goûter au plaisir collectif, laisser à distance l’angoisse et les plus sombres perspectives. Au lieu de cette quiétude espérée, c’est un lourd silence qui est devenu Loi. Nous qui soutenons, encourageons, accompagnons, vociférons, résistons, acceptons, tolérons, endurons, encaissons, nous qui payons un peu et qui aimons beaucoup, qui sommes-nous pour vous ? Qui sommes-nous au point d’être maintenus dans l’ignorance, d’être cette petite masse informe que vous aimez tant voir s’agiter quand votre image en dépend. Les décérébrés du caisson ne sont pas légion. Beaucoup se taisent, d’autres grognent, et certains s’expriment. Une proportion suffisante pour venir vous pincer la joue. Serez-vous encore du voyage, avant notre prochain coma ? Aurez-vous des surveillants qui surveillent les malveillants, et vice versant ? A-t-on trouvé le flouze pour faire rouler un carrosse depuis Toulouse ? Dans le silence, les supputations se vautrent avec aisance. Elles cavalent. Elles s’emballent. Pourrions-nous peut-être vous conseiller ne nous éclairer, de nous placer une petite loupiote au fond du couloir, sous peine de colère et de désespoir. Passer de trois saisons sous les sunlights à une autre dans le big fog, avec des joueurs et un staff qui se battent pour s’extirper de la purée ambiante, l’honnêteté élémentaire serait de rassurer un tant soit peu, celles et ceux qui aiment ce club. Isn’t it ?

Jean-Claude Barens

Commentaires

Laisser un commentaire