L’US DAX A SON TRIUMVIRAT

C’était le 26 mai 2025. J’ai voulu créer ce blog, pour alerter sur une situation, que plusieurs mois auparavant, j’avais pressenti bien chaotique et fort inquiétante à mes yeux. L’idée de celui qui aime le club, qui ferme sa gueule et qui subit tout, m’est insupportable. Je ne serai jamais aux Abonnés absents. Qui aime bien châtie bien. Mon goût pour l’écriture a fait le reste. J’ai commencé à y faire part de mon indignation en voyant la manière dont Jeff et ses proches, ont été lamentablement chassés de la maison rouge et blanche. L’amnésie n’a pas de prise sur moi et mon amitié pour lui est restée indéfectible. Son récent passage au Stade Maurice Boyau, a démontré le degré d’ingratitude de certains, parfois la méchanceté et souvent la bêtise. Un supporter, qui n’est certes pas la truite la plus saumonée du torrent, m’invectivant même d’un jet de bave fielleux : « tu as vu un peu ce qu’on lui a mis dans le cul à Dubois ! » Mon sang n’a fait qu’un tour, mais je me raisonnai, me disant qu’une vie passée dans la maréchaussée avait dû le priver du sens de la nuance, et d’une subtilité élémentaire. J’ai toujours affirmé que malgré mon fort attachement au club, je ne me priverai pas d’être cette vigie, ce poil à gratter qui observe ces mouvements de balanciers, ceux qui déplacent les égos et sacrifient les hommes. Si le silence peut-être le plus cruel des mensonges, il est le plus souvent le creuset de tous les fantasmes. Après plusieurs mois d’incubation, de coquilles faussement craquelées, de bouts’d’scalpel à prix d’or, l’oiseau directionnel est enfin sorti de l’œuf. Des triplés, des triplés ! s’écrie la foule en liesse. Ça valait le coup d’attendre !  Le piètre historien de comptoir que je suis, s’est toutefois penché sur ce que les triumvirats ont produit dans l’histoire. A vrai dire, c’est un peu comme les histoires d’amour, ça finit souvent mal. Triumvirat vient du latin tres viri (« trois hommes ») et désigne une alliance souvent fragile et temporaire, entre trois dirigeants qui partagent le pouvoir. Survolons la grande fresque des temps anciens. 1er triumvirat (60 av. J.-C.) Jules César, Pompée & Crassus. Ce n’était pas officiel, mais une alliance secrète pour dominer la politique romaine. Il prend fin après la mort de Crassus et la rivalité entre César et Pompée, va mener à une guerre civile. 2e triumvirat (43 av. J.-C.) Octave, Marc Antoine & Lépide. Pour ces trois l’objectif principal, était de venger l’assassinat de César. Ils se partagent l’empire, mais des tensions apparaissent rapidement. Le triumvirat se termine avec la victoire d’Octave sur Marc Antoine, ouvrant la voie à l’Empire romain. Le Consulat (1799–1804) Un triumvirat officiel nait après le coup d’État de 1799 : Napoléon Bonaparte, Emmanuel-Joseph Sieyès, Roger Ducos. Trois consuls dirigent la France. Mais Napoléon prend rapidement tout le pouvoir et devient empereur. En Union soviétique après la mort de Joseph Staline, un pouvoir partagé apparaît brièvement : Nikita Khrouchtchev, Georgi Malenkov & Lavrenti Beria. Ils tentent de gouverner ensemble. Mais les rivalités entraînent rapidement la chute de Beria puis la domination de Khrouchtchev. Faut dire qu’en matière de triumvirat, les landais ont déjà une certaine pratique, avec notre Roger Ducos, avocat à Dax, né à Montfort-en-Chalosse, comme les frères Boniface. Hélas, il se fit piquer la place, sur un cadrage avec débordements, par le Corse d’Ajaccio. Bien évidemment, je ne souhaite pas que ceux qui ont le courage de prendre les rênes s’empêtrent dans de telles situations qui pourraient devenir virales. Pour le bien de tout le club, souhaitons que l’intelligence collective prenne le pas sur les ambitions personnelles.  Soyons rassurés, car le Duc Benyamino Bufflet de la Gare occupe le siège de la surveillance. Assis certes sur quelques casseroles, il vérifie que sa rapière trempe toujours dans de l’eau à – 14, comme si de rien n’était. Etonnant toutefois qu’il soit jugé le mieux placé pour veiller au bon comportement de ceux qui l’entourent : des anciens admirablement fidèles, des nouveaux, plus jeunes et pleins d’envie. Tous ont mis de l’argent au pot, pour qu’une suite soit possible. Et ça, il faut le dire haut et fort. Les joueurs et le staff se sont habitués à cette température polaire. Ils n’ont pas le choix, et se battent comme des chiens pour remonter sous des cieux plus cléments. Ils vont y arriver, nous le souhaitons de tout notre être.

Jean-Claude Barens

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