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  • LE GRAND MAUL 2025

    LE GRAND MAUL 2025 – Devant une réelle difficulté à trouver son public, associée à une baisse des subventions, cette manifestation singulière se refuse de céder en mêlée, et va continuer d’avancer en proposant un autre format. Le Grand Maul se déroulera du 28 novembre au 13 décembre 2025.

    Cinq rencontres littéraires, une exposition & deux projections de documentaires à la Médiathèque Louise Michel de Saint-Paul-lès-Dax, avec en conclusion Une Nuit du Grand Maul, où le Portugal sera l’invité d’honneur. Nous vous donnerons plus d’informations dans les mois qui viennent.

  • PASSION OVALE

    PASSION OVALE : le rugby en général et L’US DAX en particulier.

    C’était au printemps de l’année 1966. Fluet, avec ma casquette vissée sur la tête, je commençais à peine à user mes fonds de culottes sur les bancs de l’école primaire de Marsac, village niché dans les vallons d’oxygène de la Lomagne Gersoise. Cependant, nous appartenions administrativement au département du Tarn-et-Garonne. Mes parents étaient tous deux issus de modestes familles paysannes installées là depuis plusieurs générations. Ils perpétuaient ainsi ce dur labeur lié à cette terre, qui vous colle aux chaussures, et dont on ne peut se détacher. La grand tante Noémie, employée aux PTT à Paris, descendait à Dax pour y faire une cure thermale. Considérant cette proximité, elle nous incita fortement à lui rendre visite. Vous n’imaginez pas le caractère expéditionnaire que cela prit. Les Landes, c’était le bout du monde, avec ses 180 kms. Au jour J, nous primes la route. La vieille Aronde familiale eut quelques toussotements inquiétants, mais nous arrivâmes à bon port. Noémie, et Robert son compagnon, nous attendaient pour déjeuner. Leur logement se situait en face du stade municipal, baptisé depuis Maurice Boyau, du nom de cet aviateur et international de rugby dacquois, abattu en vol en 1918. Le repas terminé, Robert proposa « d’amener le petit au rugby ». La rencontre opposait L’US DAX à la Section PALOISE. C’était une première pour moi, et je pris ce sport en plein plexus. J’allais le pratiquer quelques années avec gourmandise. Et ce club rouge et blanc, vint lui s’installer à jamais dans mon cœur. Je ne l’ai plus quitté, faisant même des folies pour lui. Avalant des kilomètres de route, des heures de train. Cette passion naquit pourtant au milieu de drames. Le club avait perdu en septembre 1964, trois joueurs dans un accident de la route : Jean OTHATS, Emile CARRERE et Raymond ALBALADEJO. En 1966, lors de cette finale d’une violence extrême, perdue 9-8 contre AGEN, Pierre ALBADEJO vint s’ouvrir la tête contre le trépied d’une caméra. Ce visage ensanglanté me marquera à jamais. Puis ce fut à nouveau une finale perdue contre TARBES en 1973. Au total, cinq finales disputées en l’espace de quinze ans, et autant de défaites. Une véritable malédiction. Entre 1970 et 1980, je faisais largement cliqueter les ciseaux, découpais, collais, élaborais consciencieusement des fiches. En cours de maths, mon activité principale consistait à remplir des cahiers de noms, de tailles et de poids de mes idoles landaises, plongeant dans une totale incompréhension, un professeur qui se donnait pourtant beaucoup de mal. J’avais même trouvé un correspondant dacquois, monsieur Mellac, une connaissance de mes parents installé dans la cité thermale, qui me découpait le lundi les articles du journal Sud-Ouest et me les expédiais soigneusement datés. Nous étions bien loin d’internet et de son immédiateté. C’est à cette même époque qu’une passion pour Joséphine BAKER me gagna. J’archivais, et tirais le moindre fil de tout ce qui était susceptible de me relier à elle. Landes et Milandes faisaient corps. La culture et le rugby s’imbriquèrent à jamais.

    Rien d’étonnant donc, qu’en quittant Paris, je choisis Dax comme destination. J’ai le club accroché à la boutonnière. Et la boutonnière, c’est tout près du cœur.

    Photo : Trésors d’archives.

  • EPITAPHE POUR UN STAFF

    Epitaphe pour un staff démantelé,

    Ils étaient unis. Autant dans la traversée de la division Nationale, où un souffle nouveau vint gonfler les voiles d’un club en difficulté, qu’au début d’une navigation difficile dans l’océan tempétueux de PROD2, lorsqu’une violente lame de fond vint déferler publiquement, mettant en cause leurs compétences professionnelles pour exercer à ce niveau-là. Le coup était violent et la plaie ouverte, profonde. Elle ne se refermera jamais. Ils étaient unis, et formèrent famille. L’une de celles à qui on ne touche pas un cheveu lorsqu’elle est attaquée. Sans doute y eut-il des entêtements, des crispations, des tout-à-l’égo mal canalisés. Trop d’inflexibilité. Sans doute. Nous avons tous conscience qu’Il fallait évoluer, changer, se structurer, par nécessité d’écrire une nouvelle page mais surtout pour être en conformité avec les exigences du cahier des charges de la LNR. Aucune hésitation, pour mettre cela au crédit de l’équipe arrivante. Dans ce tumulte il est inconcevable d’oublier les historiques, qui ont mis la main à la poche durant des décennies, loin des caméras et sans qui nous croupirions dans ces eaux stagnantes où des clubs au passé glorieux ont été lentement effacés de la carte du rugby professionnel.

    Le 04 Brumaire de l’an IV (1795), le Directoire est mis en place en réaction au régime de la Terreur, où bien trop de têtes tombent facilement dans le panier du bourreau. Boissy d’Anglas à la Convention, s’exprimait ainsi : « Nous devons être gouvernés par les plus riches, car ce sont eux les meilleurs ». Hallucinante affirmation où l’on entendait déjà les premières incantations d’un monde d’affairistes ! Un Directoire qui veut couper des têtes, en cherchant un pouvoir absolu, le fait aujourd’hui avec moins de sang, mais avec grand cynisme. Concernant Jeff, il va utiliser la vieille technique de l’isolement, pour le pousser à ne plus avoir les conditions favorables à l’exercice de sa mission, et en jouant sur sa fidélité envers ses adjoints. Pour finalement conclure que c’est bien lui qui a décidé de partir. Sois certain Jeff, que l’on t’aime. Pour ta passion du jeu de mouvement, pour tes racines familiales qui depuis Gaston innervent encore les terrains dacquois, pour ton humanisme, pour ta droiture, pour ton sourire et ta disponibilité. Culturellement, l’USDAX n’appartient pas à ceux qui décident, mais reste un bien commun. Le poids de l’histoire sera toujours plus fort, que les mirages du bling-bling. Nous serons là, pour soutenir ce groupe de joueurs, beau fruit qui a mûri au soleil de cette belle aventure. Eux, que tu as choisi, seront présents pour nous relier encore à toi. Je reprendrai mon abonnement, pas de gaité de cœur, mais pour apporter mon modeste écot et avoir surtout le droit jouissif d’ouvrir ma gueule. Pour observer, exercer une vraie curiosité, interroger, savoir, comprendre voire dénoncer ou faire pression. En ne perdant pas de vue, que ceux qui nous gouvernent nous doivent des comptes, de la transparence, et un minimum de sincérité. Je vais mettre en place ce qu’il faut pour en témoigner largement sur les réseaux sociaux et via d’autres canaux. Nous prendre pour des imbéciles, serait de la part de la Direction, une erreur fatale. Je dis « nous », car je suis bien sûr que d’autres se reconnaitront dans mes propos.

    Et finalement, ce Directoire omnipotent, ne devrait-il pas se recentrer, sur ce qui est son rôle premier : construire un budget adapté à la PROD2. Les sponsors nationaux promis, ont dû poser leur valise à Saubusse, aux « Thermes » d’un suspens de plusieurs mois. La situation est cocasse. Et ce bus, qui à défaut de rouler sur l’or, faillit ne pas rouler du tout, provoquant la risée du monde du rugby. Deux saisons à la quinzième place budgétaire, c’est largement moins bien que le sportif, qui a su faire tellement mieux avec le peu que vous lui avez octroyé. A votre niveau, vous n’avez jamais quitté la zone de relégation. Attention à la descente. L’USDAX mérite mieux que des calculs portés par des Fouquier Tinville en culottes courtes, à qui il va falloir expliquer qu’un collectif humain n’est pas un jouet au service d’ambitions personnelles. Une page aurait pu se tourner. Elle a été déchirée.

    Jean-Claude Barens, amoureux de ce club depuis des décennies.

  • BILAN SAISON 2024-2025

    En 2022, Philippe Jacquemain, alors Président de L’USDAX, propose à Jeff Dubois, un contrat de 5 années, pour que le club retrouve sa place dans le rugby professionnel et s’y maintienne.

    Saison 2022-2023

    1er du Championnat de NATIONALE.

    Vice-champion de France de Nationale

    Facteur X : Rodrigo Marta – 15 essais

    9ème budget de la Nationale sur 14 clubs engagés.

    31ème place au niveau du rugby français.

    Saison 2023-2024

    5ème du Championnat de PRO D2 (unique dans l’histoire de la division, qu’un promu dispute les barrages)

    Qualifié pour les Barrages (défaite à Grenoble)

    Facteur X : Jopé Nasara -11 essais

    15ème budget de PROD2 sur 16 clubs engagés.

    19ème place au niveau du rugby français.

    Saison 2024-2025

    11ème du Championnat de PROD2

    Maintien en PROD2

    Facteurs X : Néné Noah et Jopé Naseara (hélas blessés tous les deux tôt dans la saison)

    15ème budget de PROD2 sur 16 clubs engagés

    25ème place au niveau du rugby français.

    Sur 86 matchs disputés en trois saisons, l’USDAX totalise 51 victoires et 2 nuls.

    Au niveau du classement national des clubs, nous avons gagné 15 places en 3 ans, pour figurer l’an dernier dans le TOP 20 du rugby français.

    En trois ans, contrat rempli pour Jeff Dubois et son staff.

    Je souhaite à ceux qui prendront la suite, de faire aussi bien avec aussi peu.

  • JEFF DUBOIS

    Un bon anniversaire à JEFF DUBOIS, manager sportif de l’US DAX depuis 2022 et fort de résultats incontestables. Amoureux du jeu, charismatique et humaniste. Trois vertus parfois difficiles à concilier avec un rugby devenu d’affaires et de bling-bling. A l’heure où l’on voit Pierre Caillet à Béziers être licencié à la Elon Musk, on peut se poser beaucoup de questions. Mais nous, le petit peuple qui payons nos abonnements, nous saurons être vigilants.